• Une nouvelle affaire de cimetierre

    http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/14/433991-Enquete-Coup-de-filet-chez-les-satanistes.html?refresh=1&filename=Enquete-Coup-de-filet-chez-les-satanistes

    Tombes abîmées, croix renversée, plaques religieuses brisées, inscriptions à la gloire de Satan... En l'espace de deux mois, en juin et août 2007, deux cimetières de Toulouse ont été vandalisés. Des dégradations choquantes qui ont mobilisé pendant huit mois les enquêteurs de la brigade des affaires générales de la sûreté urbaine. Ces policiers, pour démasquer les auteurs possibles de ces saccages dans les cimetières de Croix-Daurade et Terre Cabade, se sont plongés dans la littérature et les sites gothiques ou sataniques. Le tout sur fond de black métal, musique de ce milieu où le culte de satan se mélange à celui du sang et des vampires...

    Adeptes du groupe « putréfaction »

    Après recoupements, écoutes et de filatures menées sous commission rogatoire du juge Serge Lemoine, les enquêteurs ont ciblé des adeptes de cette mouvance. Et notamment une jeune femme, modèle à ses heures, employée dans un restaurant végétarien (!) selon son avocate et qui, aux yeux des policiers, serait la véritable égérie d'un petit groupe hanté par la mort.
    Longtemps les enquêteurs de la sûreté ont cru pouvoir surprendre ces suspects en flagrant délit. « Depuis le mois d'août, jamais ils ne sont retournés dans un cimetière à Toulouse », glisse la commissaire Sophie Thomas, responsable adjointe de la sûreté. Et finalement lundi, à 6 heures, cinquante membres de la sûreté ont « débarqué » chez onze personnes dans et autour de Toulouse. Ces suspects ont été interpellés. Des adeptes du black métal et notamment de « Putréfaction », groupe toulousain au son acéré. Quelques croix et autre objets mortuaires ont été découverts lors de ces perquisitions. Des pièces dont les enquêteurs n'ont pu vérifier lors des gardes à vue s'ils avaient été dérobés lors des soirées rituelles...
    Après avoir longtemps nié leurs implications, cinq suspects ont admis leur responsabilité et leurs « visites » dans les cimetières. Sous fond d'alcool et de célébrations diverses, ils se seraient livrés aux dégradations et au culte de leur maître...

    Le club des cinq

    Côté police, cette arrestation donne le sourire. L'enquête a été longue et pas simple. Le travail du juge Serge Lemoine va maintenant consister à comprendre les motivations de ces jeunes adultes, âgés de 25 à 27 ans. Comment ont-ils pu se laisser aller à des pratiques dont les motivations restent inquiétantes. Inconnus des services de police et de la justice avant cette histoire, tous les cinq ont été mis en examen hier pour « destructions dégradations graves en réunion en raison d'une appartenance ou de la non-appartenance vraie ou supposée à une religion de la personne propriétaire ou utilisatrice du bien ». Un délit puni d'un maximum de trois ans de prison et 45 000 € d'amende. Et les policiers pensent désormais aux victimes. Une dizaine a déjà porté plainte mais ce sont 120 tombes qui ont été dégradées par ces curieux adeptes de Satan.

    Des personnalités à double facette

    Les cinq personnes mises en examen hier matin par le juge Serge Lemoine ne sont pas des adolescents attardés, excités par quelques films de vampires. Ils ont même derrière eux une vie sociale presque classique. Du moins dans leur quotidien, au grand jour.
    Ainsi l'un d'eux, âgé de 26 ans, est très connu dans la commune ou il travaille en banlieue de Toulouse. Animateur dans une école, il bénéficie d'une excellente réputation. « Les gosses l'adorent. Il m'avait dit qu'il avait repris ses études. Je suis estomaquée », confie une femme qui le croise régulièrement. Autre adepte des virés dans les cimetières, un élève ingénieur de 25 ans à l'aise dans ses études et membre d'un groupe de black métal. Cette musique très hard rassemble d'ailleurs plusieurs individus suspectés par les policiers. Et aux côtés des quatre hommes aujourd'hui accusés, une jeune femme de 27 ans. Elle revendique son goût du sang dans certains entretiens et son site sur internet rassemble des photos où son goût des vampires et des cimetières est clairement affiché. Assez originale pour une femme déjà inquiétée dans une affaire similaire en 2000 à Mailholas, dans le Muretain et qui, pour gagner sa vie, travaille dans un restaurant végétarien.

    Gothiques : « Pas notre truc »

    On les retrouve au Chat d'Oc, attablés comme les autres jeunes autour d'un verre. Ce café du centre ville toulousain, parfaitement ordinaire dans la journée, est un peu leur lieu de ralliement, leur fief depuis que Jean-Luc, le serveur est arrivé, il ya treize ans, derrière le comptoir. Par amitié, ses copains sont alors devenus des clients fidèles du lieu : « Vous savez, c'est une clientèle tout à fait ordinaire. Il n'y a que leurs vêtements qui étonnent un peu », précise André Demat, le patron . En effet. Gabriel, 20 ans et Boris, 18 ans sont tout de noir vêtus. Gothique depuis six ans, ils tiennent à préciser immédiatement : « Le satanisme, c'est pas notre truc, ni le nazisme d'ailleurs. Arrêtons les idées toutes faites ». Ils poursuivent : « Etre gothique, c'est d'abord une idéologie et une façon de vivre anti -conformiste par rapport à l'ordre établi».
    Gabriel et Boris sont animateurs dans une école primaire. « Nous allons d'ailleurs travailler avec ces vêtements. Les enfants adorent ». Ils aiment rire, faire la fête, mais ne se font pas d'illusion sur le futur : « Nous sommes pessimistes mais ne faisons rien non plus pour changer le monde ». Quand ils sortent, ce ne sont pas les cimetières qu'ils visitent mais plutôt les discothèques comme la Notte, ou l'Arsène Lupin. Ils aiment aussi les concerts, pas forcément ceux de musique metal. « Il y a tellement de variantes dans ce mouvement que les gens assimilent tout ». Gabriel et Boris avouent être souvent confrontés à l'intolérance par manque de connaissance.
    « Certains ne supportent pas nos vêtements, nous jettent parfois des pierres ». Passionnés de culture underground, le duo n'a rien de dépressif : « On a une vie totalement normale. On ne pourrait simplement pas sortir en jean baskets ».

    AVIS PERSO : C'est bien qu'on est interrogé des gens comme Gabriel et Boris pour montrer qu'il n'y a pas à faire de généralisation mais ....pourquoi cette fixation sur leur style ? sur le groupe dont ils sont fans (quel rapport avec l'affaire) ?

    Dans d'autre cas on nous rabâche sens cesse que le style, la musique, les croyances n'ont rien avoir
    (le style raca...euh rappeur et le rap n'ont jamais rien avoir, et les censeur veillent toujours  à ce que personne ne dérive vers """ l'islamphobie """) et où l'ont change même les noms tellement on a peur des "mauvaises réactions",  pourquoi ici c'est pas le cas ?


  • Commentaires

    1
    petitenimue
    Mercredi 5 Mars 2008 à 12:10
    n importe quoi
    etant personnellement touchée par cette affaire je dirais juste la presse a trouvé son cheval de bataille...jai honte de la justice dans ce pays.tout n est que amalgame et aveux forcés sous pretexte de delit de sale gueule...quoi que l on puisse dire l adage Presumé innocent jusqu a preuve du contraire ne s appliquait pas ici..on paye pour des petits cons qui donnent une image tres negative du milieu gothic ou metal...
    2
    Jeudi 15 Mai 2008 à 22:13
    Marre de ces préjugés...
    La jeune femme mise en cause dans cette histoire est une jeune femme passionnée par le vampirisme, par le sang et par le monde gothique. Cependant c'est une jeune femme très douce et admirative de sculptures religieuse. Cette jeune femme est plus que respectueuse de ces merveilles. Pourtant, son habit à fait d'elle une sataniste. Une vie, une passion détruite par la connerie humaine.
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