• Vraix casseurs, faux néo-nazis? Retour sur un saccage (article du journal "La Tribune de Genève")

    FRIBOURG | Les casseurs qui ont démoli samedi le bar Elvis et moi courent toujours. L'association Soleil noir, qui devait y organiser une soirée, se défend d'être d'extrême droite. Portraits croisés.

    Des dizaines de milliers de francs de dégâts. Le bilan de l'agression survenue samedi soir à Fribourg est lourd. Une trentaine de casseurs ont saccagé le bar Elvis et moi. Une attaque aussitôt revendiquée par le groupuscule d'extrême gauche, «Antifaschistische Aktion Kommando nazifreie Subkultur».

    Raison invoquée? Le groupe néo-folk Camerata Mediolanense, qui devait donner un concert dans l'établissement, et l'association Soleil noir, organisatrice de la soirée «entretenaient des liens avec les milieux néonazis». Accusations infondées selon les responsables de Soleil noir, qui ont déposé une plainte.


    Soleil noir s'éclipse

    Soleil noir, association spécialisée dans l'organisation de concerts néofolks, n'a pas survécu à l'agression survenue samedi: «Plus que cette attaque, c'est le contenu des articles paru hier qui a eu raison de l'association, commente Lars Kophal, membre fondateur de Soleil noir. A force de se faire traiter de nazis, nous avons décidé d'arrêter
    Le Lausannois avoue ne pas comprendre les accusations qui pleuvent sur Soleil noir: «Nous avons une vision romantique, antimoderne du monde. Mais cela ne fait pas de nous des extrémistes. En six ans, nous n'avons jamais vu le moindre skin à l'une de nos soirées. Ce n'est pas le même monde.»
    Une vision que Hans Stutz* (voir plus bas), journaliste spécialiste de l'extrême droite en Suisse, ne partage pas: «Soleil noir se dit apolitique mais organise des concerts à la tendance politique affichée. Les indices sont là. De nombreux groupes jouent avec une imagerie évoquant les mouvements d'extrême droite des années 20-30.»

    L'amalgame agace Lars Kophal: «Entre une image martiale et une idéologie, il y a un monde.»
    Reste que l'utilisation du Soleil noir, symbole d'origine mérovingienne détourné par la SS d'Himmler, en guise de logo ne fait rien pour faire taire les détracteurs de l'association: «Ça a été notre plus grande erreur, concède Lars Kophal. Cela étant, la roue solaire est un symbole ancien essentiel qui mérite d'être redécouvert, au-delà du mauvais usage qui en a été fait.»
    De son côté, Pierre-André Kesselring, patron des Citrons masqués à Yverdon, a accueilli plusieurs soirées placées sous l'égide de Soleil noir... «sans qu'il y ait jamais eu le moindre problème».
    A la police fédérale, on confirme connaître Soleil noir: «Mais à ce jour, ce groupe n'a commis aucun acte violent et n'est pas répertorié comme dangereux. 


    ::COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION SOLEILNOIR::

    Depuis sa création, SoleilNoir s'est toujours explicitement distancié de toute idéologie passée, présente ou future.
    Sa nature apolitique et strictement culturelle figure dans ses statuts.
    Aucun des membres de SoleilNoir n'a jamais eu aucune activité de nature politique ou idéologique.
    Nous avons a plusieurs reprise affirmé et réaffirmé notre mépris pour la chose politique, la nature strictement culturelle et musicale de nos intérêts et de nos activités, destinées à un petit cercle d'amateurs cultivés et non-violents.
    Celles-ci n'ont jamais donné lieu au moindre débordement de quelque nature que ce soit.
    La plupart des concerts par nous organisé se sont tenu dans un lieu dont le propriétaire est bien connu dans les milieux de la gauche antimilitariste et anarchiste.
    Celui-ci, pas davantage que nous-mêmes, n'aurait jamais toléré le moindre signe, livre, geste, etc., interdit dans ses murs.
    La musique que nous défendions à travers SoleilNoir est de nature essentiellement acoustique, contemplative, mélancolique, d'inspiration «folk», médiévale ou classique, ambiante et toujours mélodique. Elle ne saurait attirer un public de skinhead.
    On nous reproche notamment l'utilisation d'un symbole connoté de par son association avec un régime. Sur notre site figure depuis le début une explication claire à ce sujet, encore reprise et développée par la suite:

    «La roue solaire, sous ses différentes formes, est un symbole presque universellement répandu, dont l'origine se perd littéralement dans la nuit des temps... Le modèle que nous utilisons est le modèle le plus classique de fibule franco-alémane, dont des dizaines d'exemplaires ont été découverts par les archéologues. C'est précisément la raison pour laquelle il a également été marginalement utilisé par des groupes mystiques au début du siècle passé et jusque sous le IIIe Reich... Pour autant, deux décennies d'usage malheureux ne sauraient annihiler la valeur d'un signe sacré entre tous, qui mérite d'être réhabilité.»

    Aujourd'hui, alors que nous-mêmes, le groupe Camerata Mediolanense et le bar «Elvis et Moi» avons été victimes d'une agression inqualifiable de la part d'un groupuscule d'extrémistes organisés et violents pour qui nous étions des cibles faciles, c'est nous qui nous retrouvons sur le banc des accusés, et sommes contraints de nous défendre et de nous justifier.
    La presse s'intéresse à nous, qui avons toujours agis à visage découvert parce que nous n'avons jamais rien eu à cacher, bien davantage qu'aux casseurs, qui demeurent introuvables et ne seront probablement jamais inquiétés.
    Elle justifie ainsi sans l'avouer les actes barbares qui se sont déroulés samedi soir à Fribourg. Elle donne raison et parachève l'œuvre de ces voyous, qui se voient confortés dans leur impunité.
    Nous n'aurions pas cédé devant la violence physique, mais nous ne pouvons tenir tête à la curée médiatique dont nous sommes victimes, dont les conséquences tant privées que professionnelles sont incalculables. Les casseurs peuvent jubiler, ils ont gagné.

    La situation nous amène à nous poser quelques questions:

    Pourquoi aucun/e des journalistes qui ces derniers jours ont consacré tant de lignes ou de temps d'antenne à SoleilNoir ne s'est intéressé d'un peu plus près aux milieu autonomistes bernois qui ont revendiqué l'attaque? Paresse, trouille, sympathie, un peu des trois?

    Pourquoi le site web de SoleilNoir fait-il l'objet de tant d'intérêt, alors que personne, jamais, n'a jusqu'ici ne serait-ce que mentionné celui d'Indymedia, qui publie jour après jour les menaces et les communiqués triomphants des agresseurs?

    Comment les affirmations péremptoires d'une source aussi clairement située politiquement que M. Hans Stutz, militant d'extrême-gauche mais systématiquement présenté dans les médias comme un observateur professionnel, neutre et fiable, peuvent-elles être prises pour paroles d'évangile, alors que toutes celles qui viendraient les contredire sont tout aussi systématiquement considérées avec suspicion, voire rejetées d'emblée ?

    Comment par exemple est-il possible qu'aucun des nombreux journalistes à qui nous avons parlé ces derniers jours n'avait jamais fait l'effort d'écouter ne serait-ce qu'un seul morceau de Camerata Mediolanense?

    Comment peut-on parler de «règlement de comptes» alors que nous n'avons jamais attaqué, ni physiquement ni verbalement, ni explicitement ni implicitement, ni appelé à la violence envers qui que ce soit?

    Comment peut-on en arriver à détruire des individus en associant leurs noms au nazisme ou à l'extrémisme politique alors qu'ils s'en sont toujours explicitement distanciés?

    Comment peut-on en arriver à ce qu'une victime de violence puisse se retrouver accusée de l'avoir «provoqué» par son «ambiguïté»?

    Comment peut-on en arriver à une situation où il vaut mieux être violent, dans l'illégalité la plus complète, mais ouvertement d'extrême-gauche, plutôt que pacifiques, innocents de tout acte illicite, mais soupçonné de sympathies pour l'extrême-droite?

    Qui sont les fachistes? Et qui sont leurs complices?

    Dans quel monde vivons-nous??


    votre commentaire



  • Voici un article paru dans l'Humanité, le journal du P.C.F., qui relate un concert de Endstille / Dark Funeral à la Locomotive, à Paris le 17 mars 2006. Son auteure, Évelyne Pieller, essaie de faire de l'humour qui se veut subtil, cynique et cassant en parlant de notre musique préférée. J'ai donc ajouté des commentaires derrière chacune de ses remarques putassières pour montrer que c'est plutôt elle qui fait pitié, à gloser sur le métal extrême sans rien y connaitre !


    "Bondieuseries Métalliques"


    La fouille à l'entrée est rapide : pas de canette, pas de drogue, c'est bon. On descend vers la «petite» Loco, tous ces tatoués musclés en tee-shirt noir à dessins diaboliques, c'est amusant

    [NDR : aussi drôle que Djamel ou Dany Boon ?]

    , on est dans l'antre de la bête, un tatoué musclé chante sur scène

    [NDR : madame fantasme sur les tatoos, ça fait deux fois qu'elle en parle !],

    voix grondante éructante, son saturé, la salle adore lever les mains pour faire les cornes, attention, ce sont les cornes du diable, le chanteur d'Endstille se frappe le torse du poing, il paraît que c'est un signe un petit peu nazi

    [NDR : faut-il se fier aux ragots quand on prétend être un journaliste qui critique le système ?],

    le public n'y répond pas

    [NDR : la « journaliste » espérait un tonitruant « Heil Hitler» en réponse, comme dans les
    messes nazies de 1933, quelle déception !],


    les slammers passent de main en main, la batterie est plus rapide que son ombre ; hop, c'est fini.
    On admire le rougeoiement des lumières et la Locomotive assoupie tout en bas, et on attend bêtement

    [NDR : parle pour toi ! Nous, on a des bières à boire !]

    les vedettes, Dark Funeral. La salle se vide à une vitesse impressionnante, on est toujours accroché à la rambarde, plus personne, un doute se fait péniblement jour, ce n'est probablement pas là qu'ils passent

    [NDR : madame veut la jouer « djeun » mais elle est paumée à la Loco !],

    les Dark Funeral, on gagne vaillamment la « grande» Loco, bingo, ils sont tous là, les demoiselles aux yeux charbonneux et au teint de pierrot, et les men in black, un jeune homme au poignet orné d'un genre de coup-de-poing américain extrêmement pointu nous frôle, et s'excuse avec délicatesse

    [NDR : l'auteure aurait sans doute préféré un « niktamèèèère » tonitruant, un VRAI rebelle violent sur lequel pleurer ?],

    le silence s'abat, les lumières baissent, un grondement sourd monte, Dark Fu-ne-ral, Dark Fu-ne-ral, léger frisson, on est où ? Sur scène un décor rigolo

    [NDR : ça vaut pas le sérieux d'un concert de Noir Désir ou l'on réclame en cœur « la fin du faschiiisme » avec le sang de Trintignant sur les mains, c'est sur !],

    croix inversées, diable bélier, suspense, ils sont la, Dark Funeral, Dark Funeral, Dark Funeral, la salle gronde, suspense; et c'est parti, le chanteur est merise, combinaison de cuir noir, visage maquillé genre Kiss en négatif

    [NDR ; ouais, comparer Dark Fu à Kiss, merci l'Humanité et ses vieux chnoques qui se croient encore dans le coup !],

    cheveux longs, les musiciens, visage caché par les cheveux en rideau, sauf le batteur, évidemment

    [NDR : évidemment, à la « Fête de l'Huma », les percussionnistes afro n'ont pas les cheveux longs ?]

    et nous, on est saisi, c'est une cérémonie, un rituel, on regarde la fosse, qui pogote sec ;  ah, c'est sur que dans le genre surchauffé, excessif, bombardement de son et de lumière, c'est une réussite

    [NDR : et oui, Dark Fu est un gros groupe bien pro, cela semble gêner notre « journaliste »] 

    mais en même temps, on n'a pas l'impression d'un décervelage

    [NDR : non, surement pas plus qu'en lisant l'Humanité, qui à chanter les louanges du camarade et bourreau Staline pendant des décennies]

    , le public est très présent, très exigeant, réclame, commente, critique, d'une voix puissante ou aigue, et on y va pour les histoires idiotes d'antéchrist et démons divers vomis par l' Enfer: « They called him the king of jews, but he was a clown, your god I do hate Anno Satanas... », les Dark Funeral sont suédois et légèrement obsédés par Jésus et le mal, et ils applaudissent gentiment le public pour le remercier, et le chanteur présente gentiment

    [NDR : bouh ils sont pas si méchants, en fait ils sont en fait gentils pour des sataniques !]

    chaque chanson avant d'enchaîner sur un râle et un déferlement de batterie, et le groupe se répartit bien attentivement toute la scène, dans un ballet touchant qui permet à tous les spectateurs de voir de près le chanteur , c'est curieux

    [NDR : Dark Fu est  très pro, l'auteur préfère le slam improvisé des banlieues rouges...]

    musique de transe, mais public en éveil, musique d'apocalypse, mais musiciens qui se comportent en vieux routiers, et pas de petit néonazi repérable...

    [NDR : comprendre : c'est très ennuyeux, notre « chasse aux sorcières » pseudo antifasciste tombe à l'eau, que va-t-on pouvoir reprocher au métal? trop de professionnalisme ? un show réussi ?]

    Ça existe, pourtant, quarante-trois groupes sont recensés comme «national socialist black metal»

    [NDR : des chiffres truqués, ça fait toujours scientifique, comme au temps de l'URSS et sa production de lait automatiquement supérieure à celle des USA, et puis ont pourrai aussi dire "pas de terroriste au PCF ? Ca existe pourtant 43 mouvement communistes sont recensés comme "mouvement terroriste" , exemple : les FARC]

    avec des textes, disons, saisissants, mais ce soir, c'est le versant « satanique» qui se déploie, pentacles et crânes, le mal ah ah en nous, on a du mal à croire que la majorité du public prend ça au sérieux

    [NDR : il n'y a qu'elle pour bloquer à mort sur le moindre pentacle disponible !],

    il semble que ce soit plutôt la décharge d'adrénaline, la virulence de la musique, la radicalité du mur du son, et l'attirail provocateur qui séduisent, comme autant de signes interdisant l'accès aux profanes

    [Que fout cette scribouillarde profane ici, alors ?]...

    Lesdits profanes ont d'ailleurs pris d'assaut le « métal », qui se retrouve en vente dans les grandes surfaces

    [NDR : c'est bien connu, le métal est très populaire à la radio et génère des millions de $ de chiffre d'affaire !]:

    évidemment, reste à comprendre pourquoi une partie de la jeunesse aime tant ce type de blitzkrieg
    [NDR : oui, alors que le rap, c'est bien plus cool et rebelle...].

    Tiens, prochain concert à la Locomotive : Destroyer 666 -le chiffre de la bête-, Revenge, Temple of Baal... La fin du monde, les monstres sortent, la folie du mal règne...

    [NDR : quel trip : elle a fumé quoi ?]

    Est-ce que c'est tout à fait étonnant? On relie avec le succès de la fantasy, Harry Potteret autres Seigneurs des Anneaux, et hop, on a un joli ensemble dieu-diable, bien-mal

    [NDR : ça change à peine de la « lutte des classes » : gentils prolo-méchants patrons]

    , initiations diverses, accès au sens caché, héros et sectes, groupuscules et Graal, recyclage d'un Moyen Age puéril, transformation des conflits en parcours d'obstacles sur le chemin de l'apprentissage, métamorphose de l'histoire en traversée de l'adolescence, obsession de la pureté...
    [NDR : cet univers fascinant, riche et typiquement européen ne plait guère à notre journaleuse communiste qui préfère surement le folklore tiers-mondiste, tam-tam, danse du ventre, narguilé et anthropophagie !].

    Allume, j'étouffe, comme on disait autrefois, on s'écoute Didier Super, le roi du mauvais goût, du mauvais esprit, kitsch, impavide, et oxygénant. Oh yeah !


    Dark Funeral, La Locomotive, Paris 17 mars 2006, d'Évelyne Pieller"

    Source : La Horde Noire


    votre commentaire
  • 246 tombes profanées dans le cimetière d'Elne, au sud de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, avec des inscriptions sataniques, des croix renversées (la tête en bas), le nom de Satan ainsi que le chiffre 6 tagués (666 est le chiffre et le nom de la Bête dans le chapître 13 (11-18) de l'Apocalypse de Saint Jean, l'Antéchrist qui annonce la fin des temps). Les fleurs entassées dans les allées.

    Les enquêteurs parlent de dégradations méthodiques et réfléchies, plus que de profanation, aucune tombe n'ayant été ouverte.

    Le cimetière vient d'être fermé au public afin de ne pas altérer la scène où se sont déroulés ces événements et retrouver des indices pertinents.

    Cet évènement vient à la suite de différentes profanations, comme le 31 octobre 2004, dans le cimetière israélite de Brumath, ou de la mosquée de Colomiers prés de Toulouse.
    Nous avions évoqué dans ce post concernant la Mosquée de Colomiers l'implantation de nouvelles souches de l'extrême droite, sans les relier aux néo nazis interpellés. La Ligue Communiste Révolutionnaire avait dénoncé l'émergence des Jeunesses Identitaires et du Renouveau Français dans un climat propice à des actes violents qui ne peuvent pas toutefois leur être directement associés. La déliquescence du Front National de Jean-Marie Le Pen encouragerait de jeunes extrémistes à se resituer sur l'échiquier militant.
    La gendarmerie n'écarte pas la piste de jeunes gothiques.

    Ces deux actes insensés sont-ils complètement indépendants l'un de l'autre, ou s'agirait-il de brouiller les pistes ?

    Pour le moment les enquêteurs n'ont indiqué aucune trace de rituel sataniste, comme des traces d'un autel de fortune qui aurait été dressé. Ce qui rendrait la piste d'autant plus incrédible en l'absence de tout "prélèvement".

    Y en a vraiment marre des profanateurs stupides qui vandalisent des lieux non seulement beaux mais surtout dédiés a des personnes défuntes. Et biensûr après , ca va encore être la faute des "gothiques bizarres et dangereux" , "de la musique metal , bizarre et dangereuse".....ect


    votre commentaire
  • Collégiens poignardés à Meyzieu: "Il avait prévenu qu'il allait tous les tuer" 28/04/2008 (je sais ca date)
    C'est la consternation, ce lundi, à Meyzieu.
    Au cours de la matinée, au début du cours d'italien, un élève de 3ème a sérieusement blessé trois de ses camarades avec un couteau, au collège Olivier-de-Serres, dans la banlieue est de Lyon.

    L'agresseur a été interpellé peu après les faits.

    Comment vont les victimes?
    L'élève qui était dans un état critique a été placé "dans un coma artificiel" et "ses jours ne sont plus en danger", a annoncé mardi à l'Assemblée nationale Xavier Darcos.

    Qui est l'agresseur?
    Cet élève "aurait exprimé sur un blog des intentions de vengeance", a affirmé Xavier Darcos, le ministre, évoquant un "contentieux". Tout en précisant que cela restait "à vérifier".

    Un élève confirme pourtant cette thèse: "Il aimait le sang. Il avait fait une liste de noms d'élèves et disait qu'il allait les tuer", témoigne l'un d'entre eux, interrogé par 20 Minutes.

    Décrit à la fois comme "calme" et capable d'accès de "violence", l'élève est décrit par certains camarades comme attiré par le "satanisme".

    "Il est bizarre. Il reste dans son coin, tout seul, avec ses copains. Il a un look plutôt étrange, gothique. Il avait prévenu ses camarades qu'il allait tous les tuer, il avait fait une liste d'élèves à tuer" raconte Karim, un collégien, sur RTL.

    Il est hospitalisé en raison "de plaies conséquentes aux poignets qui ont nécessité une opération" selon une source judiciaire. "Compte tenu de la personnalité de ce jeune homme, nous ne pouvons pas dire à l'heure actuelle s'il s'agit d'une tentative de suicide ou d'auto-mutilations."

    Qu'est-ce qui s'est passé?
    "Mon cours venait de commencer quand l'élève est rentré dans ma classe, je lui ai demandé ce qu'il faisait. Il m'a répondu 'quelque chose' avant de porter un coup de couteau à l'un de mes élèves", a raconté une enseignante d'espagnol, qui, très choquée par l'agression, a été prise en charge par les secouristes.

    Un élève de 3e âgé de 15 ans armé d'un couteau de cuisine a blessé trois de ses camarades. Alors en cours d'Italien, il s'est dirigé vers un garçon et une fille, et les a poignardés à plusieurs reprises. Puis, il s'est dirigé vers un cours voisin, d'espagnol et a attaqué un troisième collégien, avant de s'enfuir, raconte, sur place, le journaliste de RTL.

    Un acte prémédité?
    Oui, selon une source judiciaire "Il avait apporté avec lui trois couteaux de cuisine, ce qui montre quand même une certaine détermination" a t-elle déclaré.

    Et maintenant?
    L'auteur présumé des faits a été interpellé une demi-heure après l'agression dans une rue de la commune. Il serait très perturbé depuis le décès de son père, selon un journaliste.
    Les trois collégiens blessés ont été transférés dans des hôpitaux de Lyon.
    Une cellule psychologique a été mise en place.

    (Source: RTL, AFP, 20 Minutes.fr)


    Encore une fois : pourquoi est-ce que les journalistes ont tellement envi de préciser l'aspect vestimentaire de ce malade ?
    Quand il s'agit de racailles (et repportez vous à l'article où je précise ce qu'est une racaille pour moi , avant de me traiter de raciste , S.V.P !!!) les mêmes journalistes donnent le moins d'information possible et vont même jusqu'à changer les noms , parce que sinon c'est de la "stigmatisation".

    Quand est-ce que ca va finir cette différence de traitement ?


    1 commentaire
  • http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/14/433991-Enquete-Coup-de-filet-chez-les-satanistes.html?refresh=1&filename=Enquete-Coup-de-filet-chez-les-satanistes

    Tombes abîmées, croix renversée, plaques religieuses brisées, inscriptions à la gloire de Satan... En l'espace de deux mois, en juin et août 2007, deux cimetières de Toulouse ont été vandalisés. Des dégradations choquantes qui ont mobilisé pendant huit mois les enquêteurs de la brigade des affaires générales de la sûreté urbaine. Ces policiers, pour démasquer les auteurs possibles de ces saccages dans les cimetières de Croix-Daurade et Terre Cabade, se sont plongés dans la littérature et les sites gothiques ou sataniques. Le tout sur fond de black métal, musique de ce milieu où le culte de satan se mélange à celui du sang et des vampires...

    Adeptes du groupe « putréfaction »

    Après recoupements, écoutes et de filatures menées sous commission rogatoire du juge Serge Lemoine, les enquêteurs ont ciblé des adeptes de cette mouvance. Et notamment une jeune femme, modèle à ses heures, employée dans un restaurant végétarien (!) selon son avocate et qui, aux yeux des policiers, serait la véritable égérie d'un petit groupe hanté par la mort.
    Longtemps les enquêteurs de la sûreté ont cru pouvoir surprendre ces suspects en flagrant délit. « Depuis le mois d'août, jamais ils ne sont retournés dans un cimetière à Toulouse », glisse la commissaire Sophie Thomas, responsable adjointe de la sûreté. Et finalement lundi, à 6 heures, cinquante membres de la sûreté ont « débarqué » chez onze personnes dans et autour de Toulouse. Ces suspects ont été interpellés. Des adeptes du black métal et notamment de « Putréfaction », groupe toulousain au son acéré. Quelques croix et autre objets mortuaires ont été découverts lors de ces perquisitions. Des pièces dont les enquêteurs n'ont pu vérifier lors des gardes à vue s'ils avaient été dérobés lors des soirées rituelles...
    Après avoir longtemps nié leurs implications, cinq suspects ont admis leur responsabilité et leurs « visites » dans les cimetières. Sous fond d'alcool et de célébrations diverses, ils se seraient livrés aux dégradations et au culte de leur maître...

    Le club des cinq

    Côté police, cette arrestation donne le sourire. L'enquête a été longue et pas simple. Le travail du juge Serge Lemoine va maintenant consister à comprendre les motivations de ces jeunes adultes, âgés de 25 à 27 ans. Comment ont-ils pu se laisser aller à des pratiques dont les motivations restent inquiétantes. Inconnus des services de police et de la justice avant cette histoire, tous les cinq ont été mis en examen hier pour « destructions dégradations graves en réunion en raison d'une appartenance ou de la non-appartenance vraie ou supposée à une religion de la personne propriétaire ou utilisatrice du bien ». Un délit puni d'un maximum de trois ans de prison et 45 000 € d'amende. Et les policiers pensent désormais aux victimes. Une dizaine a déjà porté plainte mais ce sont 120 tombes qui ont été dégradées par ces curieux adeptes de Satan.

    Des personnalités à double facette

    Les cinq personnes mises en examen hier matin par le juge Serge Lemoine ne sont pas des adolescents attardés, excités par quelques films de vampires. Ils ont même derrière eux une vie sociale presque classique. Du moins dans leur quotidien, au grand jour.
    Ainsi l'un d'eux, âgé de 26 ans, est très connu dans la commune ou il travaille en banlieue de Toulouse. Animateur dans une école, il bénéficie d'une excellente réputation. « Les gosses l'adorent. Il m'avait dit qu'il avait repris ses études. Je suis estomaquée », confie une femme qui le croise régulièrement. Autre adepte des virés dans les cimetières, un élève ingénieur de 25 ans à l'aise dans ses études et membre d'un groupe de black métal. Cette musique très hard rassemble d'ailleurs plusieurs individus suspectés par les policiers. Et aux côtés des quatre hommes aujourd'hui accusés, une jeune femme de 27 ans. Elle revendique son goût du sang dans certains entretiens et son site sur internet rassemble des photos où son goût des vampires et des cimetières est clairement affiché. Assez originale pour une femme déjà inquiétée dans une affaire similaire en 2000 à Mailholas, dans le Muretain et qui, pour gagner sa vie, travaille dans un restaurant végétarien.

    Gothiques : « Pas notre truc »

    On les retrouve au Chat d'Oc, attablés comme les autres jeunes autour d'un verre. Ce café du centre ville toulousain, parfaitement ordinaire dans la journée, est un peu leur lieu de ralliement, leur fief depuis que Jean-Luc, le serveur est arrivé, il ya treize ans, derrière le comptoir. Par amitié, ses copains sont alors devenus des clients fidèles du lieu : « Vous savez, c'est une clientèle tout à fait ordinaire. Il n'y a que leurs vêtements qui étonnent un peu », précise André Demat, le patron . En effet. Gabriel, 20 ans et Boris, 18 ans sont tout de noir vêtus. Gothique depuis six ans, ils tiennent à préciser immédiatement : « Le satanisme, c'est pas notre truc, ni le nazisme d'ailleurs. Arrêtons les idées toutes faites ». Ils poursuivent : « Etre gothique, c'est d'abord une idéologie et une façon de vivre anti -conformiste par rapport à l'ordre établi».
    Gabriel et Boris sont animateurs dans une école primaire. « Nous allons d'ailleurs travailler avec ces vêtements. Les enfants adorent ». Ils aiment rire, faire la fête, mais ne se font pas d'illusion sur le futur : « Nous sommes pessimistes mais ne faisons rien non plus pour changer le monde ». Quand ils sortent, ce ne sont pas les cimetières qu'ils visitent mais plutôt les discothèques comme la Notte, ou l'Arsène Lupin. Ils aiment aussi les concerts, pas forcément ceux de musique metal. « Il y a tellement de variantes dans ce mouvement que les gens assimilent tout ». Gabriel et Boris avouent être souvent confrontés à l'intolérance par manque de connaissance.
    « Certains ne supportent pas nos vêtements, nous jettent parfois des pierres ». Passionnés de culture underground, le duo n'a rien de dépressif : « On a une vie totalement normale. On ne pourrait simplement pas sortir en jean baskets ».

    AVIS PERSO : C'est bien qu'on est interrogé des gens comme Gabriel et Boris pour montrer qu'il n'y a pas à faire de généralisation mais ....pourquoi cette fixation sur leur style ? sur le groupe dont ils sont fans (quel rapport avec l'affaire) ?

    Dans d'autre cas on nous rabâche sens cesse que le style, la musique, les croyances n'ont rien avoir
    (le style raca...euh rappeur et le rap n'ont jamais rien avoir, et les censeur veillent toujours  à ce que personne ne dérive vers """ l'islamphobie """) et où l'ont change même les noms tellement on a peur des "mauvaises réactions",  pourquoi ici c'est pas le cas ?


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique